Je pleure sur ceux
qui m’ont fait goûter la saveur
de leur affection,
puis, dès qu’ils m’eurent
éveillé au désir, se sont
assoupis.Ils m’ont engagé à me tenir
debout,
et lorsque je me fus levé,
portant avec courage le fardeau
que leur affection
m’avait imposé,
ils se sont empressés
de s’asseoir.Je sortirai donc de ce monde,
et votre amour,
toujours vivant, dans cette poitrine,
sous mes côtes décharnées,
personne jamais
n’en sentira la présence.Entre la tristesse
et moi-même,
j’ai noué de longues relations,
qui ne cesseront plus jamais,
à moins que ne cesse un jour
l’éternité.
Bachar Ibn Bourd